Drolatique

LAURENT LAURENT :

TENUE DE COCHON EXIGÉE.

 

Après le cahier de tendances « Malsapé-Paris » qui passait en revue les loks de la banalité quotidienne, Laurent Laurent, agitateur polymorphe, refait surface avec deux opuscules drolatiques. Dans « Chantier, j’écris ton nom ! », il enfonce le clou en narrant la réfection de son appartement. Une aventure vécue de ses propres mains, relatée avec une précision maniaque jubilatoire. Dress-code : la « tenue de cochon ». soit un bleu de travail roots, c’est-à-dire soigneusement salopé par les stigmates du plâtre, de la peinture et de la plomberie. Avantage : « Personnellement je fais partie de ceux qui démissionnent vestimentairement. » Inconvénient : « Qui faisant un chantier, n’a pas rencontré chez un détaillant une de ses relations mondaines alors qu’il était habillé en cochon ? » La « leçon » de bâtiment prend l’allure d’une épopée de l’ordinaire, pimentée d’observations philosophico-cocasses, genre « j’étais nu sous mes vêtements.». Heureusement la plume de Laurent Laurent caresse mieux qu’une truelle.                                                      

                                                                                                                                HL

« Chantier, j’écris ton nom ! », suivi de « Pour en finir avec la papeterie », éditions du Seuil. Également chez le même éditeur, « Six mois au fond d’un bureau ».

 

(Paru dans Dépêche Mode n°147, avril 2001)

 

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