« JE PENSE DONC JE NE SUIS PAS. »

Tchouang Tseu

Tchouang Tseu ? Non, Fernando Pessoa.


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PAR UN BEAU MATIN

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« La penssée n’est pas communication.

L’écriture est solitude. »

Shan Sa (Entretien, juin 2010)

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LES GOUVERNANTS ONT PLUS BESOIN DES GOUVERNÉS que les gouvernés de gouvernants.


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 » État ? Qu’est-ce, cela? Allons! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples. »

Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra

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VOTRE PLACE VOUS ATTEND.

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Le spectacle organisé de la misère est l’une des modalités du gouvernement par la peur.

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DEVENIR UN FANTÔME DANS UNE SOCIÉTÉ CANNIBALE.

Devenir un fantôme dans une société cannibale

Qu’en pensent les agences de notation ?

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À QUOI SERT L’APOCALYPSE ?

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En cette période d’après-Copenhague, une seule question mérite d’être posée : comment nous habillerons-nous pour la fin du monde ?  Car « le grand soir » sera finalement le dernier soir. Des soldes uniques précéderont de peu le pillage général.

Quel scénario terminal ? Apocalypse climatique, apocalypse alimentaire, apocalypse nucléaire, apocalypse démographique, apocalypse bactérienne, apocalypse économique ? Un mix de tout cela, qui sait ?

Épidémies, tremblements de terre, raz-de-marée, crise financière, 1929, Hiroshima, 11 septembre, Three Mile Island, Bhopal, Tchernobyl, AZF, l’Erika, fusillade de Colombine,  guerres mondiales, Auschwitz, les khmers rouges, génocides divers … Naturelle ou humaine, la catastrophe est notre entraînement à l’apocalypse.

Et si le pouvoir lui-même peut apparaître comme une moindre catastrophe, c’est uniquement dans la mesure où il prétend nous préserver d’autres catastrophes plus graves (le chaos de la « guerre de tous contre tous » évoqué par Hobbes dans Le Léviathan).

Traditions religieuses, idéologies politiques, la prophétie déroule un récit invitant invariablement à un changement impératif. La fin du monde promettait jadis un monde nouveau, meilleur et purifié. De l’enfer naîtrait un paradis. Du chaos  devait surgir l’ordre, selon une négativité hégélienne, mythologie reproduisant une eschatologie millénariste. La pensée de la fin se faisait simultanément vision d’un nouveau début. Cette option n’est désormais plus à notre portée.

Empires grec, romain, civilisation sumérienne, chaldéenne, égyptienne, maya ou aztèque : autant de décors hollywoodiens, bientôt enrichis de notre naufrage. De moins en moins de monde ne doute de la fin. Seul suspense : la question du moment exact. En attendant, la natalité se porte fort bien. Tout comme les ventes de lecteurs Blu-ray ou le montant des bonus distribués aux traders.

Parmi tous les arguments de vente utilisés par la casuistique marchande, l’apocalypse demeure largement sous-exploitée. Encore une preuve du gaspillage de notre civilisation.

Vente d’abri anti-atomique, kits de survie, tickets pour la colonisation spatiale, achats de parcelles galactiques, trafic d’armes ou de drogues : de multiples opportunités s’offrent encore à l’entrepreneur performant.

« Après moi, le déluge » déclarait le roi. Qui doute que cette pensée n’inspire pas la majorité des homo sapiens, tous livrés à l’avidité de leurs égoïsmes familiaux, tribaux et nationaux ? La conscience dépasse rarement l’horizon d’une existence individuelle.

Menace, simulation ou chantage, les bénéfices immédiats de l’apocalypse sont toujours fort appréciés par le pouvoir dans l’administration de la peur et de la survie, partant dans l’acceptation de la misère. L’événement n’a pas besoin d’avoir lieu pour produire ses effets, puisqu’il s’agit toujours de croire, de soumettre et d’obéir.

« No, we cannot.» : résume l’aveu d’impuissance délibérée de cette époque. Comme si seule la catastrophe était porteuse de leçons. Mais ceci constitue encore un vœu pieux. L’histoire  n’a-t -elle pas rejoint la cohorte des religions disparues ?

« Carpe diem » disait le sage …

Cité par P. Larrouturou in Le Monde (14/01/10) : L’ancien Chef économiste du FMI, Simon Johnson, affirme que « nous nous préparons à une catastrophe énorme ». En novembre, la Société Générale a envoyé à ses clients les plus fortunés un argumentaire mettant en avant le risque d’un « global collapse », un effondrement global des marchés.

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CECI N’EST PAS UN SLIP

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Du Japon, une nouvelle tendance de plus.

Donner à voir son intimité, exposer ses dessous dessus : un nouvel avatar de la mode. Où le fantasme nippon traditionnel joue la séduction du leurre. La jouissance du faux  rencontre un désir en plein naufrage, dans une société codée par sa servilité robotisée.

Le fétichisme pornographique dans son exhibitionnisme marchand reflète ce nouvel ordre politique.  La privatisation généralisée de l’espace public.

Une   »provocation » apparente, si peu ludique,  aussi dérisoire que le port ostentatoire de marques vestimentaires : un conformisme de plus.

À quand une version homme  de ce voyeurisme en trompe-l’oeil ?

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SERIAL MEDIA

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Dès les années soixante-dix, Andy Warhol avait annoncé que chacun serait une star au moins une minute dans sa vie.

Aujourd’hui, les caméras de vidéosurveillance accomplissent la prophétie sur le mode d’un virus. Parkings, métro, autobus, avenues, places, banques, boutiques, accueils de sociétés : des milliers d’écrans nous reflètent et nous suivent. Achats par carte bancaire, consultations par Internet, communications sur mobiles, déplacements urbains en transports publics par carte d’abonnement : les puces enregistrent la continuité des  traçabilités, réalisant un degré de quadrillage policier jamais atteint dans l’histoire.

Selon un sondage Ipsos pour la Cnil de mars 2008, 71 % des Français seraient favorables à la vidéosurveillance. Puisque sondage vaut désormais scrutin, la messe est dite.

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Tout voir, tout savoir, tout pouvoir : la visée totalitaire s’inscrit d’emblée dans la machine d’Etat.

L’histoire démontre cependant que le fantasme policier de l’omnipotence se brise toujours sur les grains de sable d’un réel par essence incontrôlable parce qu’imprévisible.

Internet ou l’utopie réalisée du capitalisme intégral: la circulation illimitée des informations parallèle à celle de la marchandise, structure  un pouvoir réticulaire.

L’identité se résumant à un simple code barre et bientôt à une puce  implantée.

Dans ce panoptique biométrique, la dimension totalitaire figure un parfait goulag numérique, à base de nano- téchnologies, si possible bio et vertes.

Pouvoir manipuler chacun : l’information (« le renseignement ») a toujours été une des armes favorites du pouvoir. Quitte à cultiver les menaces, à en inventer, à entretenir l’insécurité (localisée dans une guerre aux pauvres) : ainsi procède l’Etat afin de  légitimer sa violence.

Le temps technologique pulvérise le temps institutionnel des procédures démocratiques traditionnelles.

Sans doute, est-ce la première fois que des dominés achètent eux-mêmes les instruments  de leur asservissement, en construisant volontairement le réseau de leur assujettissement (par le biais des mouchards que sont en réalité les portables ainsi que les terminaux d’Internet _  que tout citoyen est appelé à devenir).

La vérité qui finit par transparaître est que nous regardons moins les médias que ceux-ci nous regardent.

En quoi la « communication  »  réalise l’achèvement d’un contrôle généralisé.

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QUI VEUT UN GOUROU ?

 

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« Je ne répondais jamais :  “je ne sais pas.” »

 

C’est à un voyage en Inde que ce roman nous invite, une Inde du Sud, rurale, empreinte de traditions et, ici, de douceur. Et puisque nous abordons une terre imprégnée entre toutes de mystères et de sacré, il s’agira d’un voyage spirituel – le récit d’une initiation involontaire à l’état de  swami (maître). Soit le portrait d’un gourou, humain, trop humain.

Raju sort de prison. Ruiné, sans plus aucun foyer ni relations, il trouve refuge, au hasard de ses pas, dans un temple abandonné. Cet homme qui, hier encore commerçant, guide touristique, puis amant et impresario d’une danseuse, avait goûté tous les matérialismes, va devenir un « saint » aux yeux des paysans voisins. À son corps défendant ? Oui et non. Car précisément ici s’exprime tout le talent de Narayan qui, en ménageant l’ambiguïté de son personnage, déploie les raffinements d’un réalisme dénué de tout manichéisme, pour mieux nous faire partager son désarroi croissant. « Il commençait à redouter ses propres talents et avait peur d’ouvrir la bouche. Un vœu de silence était indiqué, mais le silence aussi pouvait être dangereux. » Et, si, à l’origine Raju compte effectivement endosser un rôle, comme s’il revêtait un simple masque, afin de jouir d’une modeste situation de sage local, son imposture ne tardera pas à le dépasser. Les villageois, qui le consultent à tout sujet vont bientôt demander plus. Et l’entraîner dans une spirale incontrôlable. « Je voudrais que vous appreniez à penser par vous-mêmes, en toute indépendance sans vous laisser mener par le bout du nez comme du bétail. » Ce conseil fut accueilli par des murmures polis de désaccord. « _ Comment en serions-nous capables, Monsieur ? (…) Nous labourons la terre, nous gardons nos bêtes, jusque-là tout va bien, mais nous mettre à philosopher…  ce n’est pas dans nos cordes. Maître ! Ce n’est pas possible. C’est à des personnages sages comme vous de penser à notre place. » Quiproquos et malentendus émaillent les échanges entre Raju et son public grandissant. Fossé entre lettrés et manuels ? Entre castes et classes ? Poids d’une culture ancestrale ? Tout cela, mais bien plus. Tout se passe comme si le jeu des apparences échappait au simulateur, se retournait contre lui et l’enfermait dans un piège _ celui d’une mission où nul subterfuge ne lui sera plus d’aucun secours. Mission dont Raju devra s’acquitter comme d’une épreuve totale, au prix le plus fort. Véritable conte moral ou fable philosophique, Le Guide relate beaucoup plus que l’histoire d’un transfert social. Réflexion sur l’identité réduite aux signes extérieurs et à leurs interprétations, méditation sur le besoin de croire, sur les pouvoirs de l’éloquence et de l’illusion, ce roman, daté de 1958, emmènera loin son lecteur. La fluidité de son écriture, qui marie avec grâce ironie et profondeur, touche juste par son humanité.


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A QUOI SERT LE POUVOIR DES IDÉES ?

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Idées ? Livres ? Armes ?

En elles-mêmes, les idées n’ont aucun pouvoir.

Comment les idées se réalisent : comment les idées s’incarnent.

Comment certains hommes les portent, les diffusent puis les partagent. Médiations échangées, valeurs symboliques, véhicules dépassant l’espace et le temps afin de multiplier et d’unifier des forces. Le message se fait institution, le sens devient ordre, la raison se transforme en État. Code d’une folie imposée.

Le grand secret : comment le pouvoir des des idées se transmue t-il  en idées du pouvoir.

Manipulation des esprits, contrôle des pensées, fabrique d’illusions et de croyances, domestication des corps, constitution des troupeaux régentés, production de la soumission.

Le storytelling ne date pas d’aujourd’hui. L’histoire est le recueil de nos délires.

De l’idée à l’idolâtrie, il n’y a qu’un pas que religions et politiques (mais n’est-ce pas la même chose au fond ?) s’empressent de franchir dans l’adoration du Maître.

Le monde des idées  est ce monde virtuel (ne datant pas des ordinateurs) qui s’actualise en permanence sous la forme de liens sociaux (mentaux). Exemples : les concepts de Loi ou de Monnaie.

(A suivre)

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À QUOI SERT AILLEURS ?

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Ailleurs… Mot magique comme il en existe peu.

Destination idéale, promesse de tous les enchantements de l’exotique et de tous les mirages des lointains.

Appel du grand large, fuite, voyage, aspiration d’autant plus forte que vague, indéfinie.

Besoin de rompre, de changer, de respirer.

Nouveaux horizons, nouveaux départs, nouveaux espoirs.

Utopie nécessaire vers où se perdre. Comme pour se retrouver.

Invocation d’une évasion absolue, celle d’un non-lieu rédempteur.

Nostalgie d’un âge d’or mythique, Eldorado fatal où paradis et enfer se succèdent, se confondent, se jouent de nos repères.

Ailleurs rime avec meilleur.

Ailleurs dessine notre prochain ici.

Ailleurs chante l’infini. Où la liberté brille de mille dangers.

Parce que l’Ailleurs toujours se dérobe. On n’ira jamais assez loin pour atteindre Ailleurs.

Est-ce qu’ailleurs reste ailleurs si j’y suis ?

Ailleurs nous changera, espère-t-on. Ailleurs changera tout, rêve-t-on.

Ailleurs, rencontrerons-nous enfin l’Autre, plus vrai que nature.

Ailleurs figure cette différence à la fois espérée, crainte et imaginée.

Langue  incompréhensible, visages impénétrables, règles mystérieuses, rituels indéchiffrables, lieux inconnus : dépaysé enfin, étranger parmi d’autres étrangers, rendu à notre propre énigme radicale. Bienheureuse ignorance, irréductible nudité, où se déploierait la pureté d’un premier matin du monde.

Ailleurs n’est ni ici ou là.

Ailleurs est-il notre seul au-delà, ici-bas ?

J’irai voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

J’irai voir ailleurs si tu y es.

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NO ID DAY


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POUR LA JOURNÉE SANS IDÉE

 

Laisser reposer la cafetière, c’est bon pour la santé. Diminuer le temps de cerveau disponible, oui, c’est possible avec la Grève des idées.

À l’appel de :

l’Amicale des Siesteurs du Lot & Garonne, La Fédération Française des Usagers des chaises longues, l’Association pour une Vie Plus Horizontale, le Mouvement du Bâillement Intégral, Le Centre des Ronfleurs Anonymes, La Confédération Générale des Ondes Alpha, Le Front de Libération des Oreillers Limougeauds, le Rocking Chair Club de France, l’Union des Dormeurs Bénévoles de France, le Cercle des Taoïstes Corses, Le Mouvement Marseillais pour le Déjeuner en Paix, Les Amis de la Couette au Bureau, le Syndicat des Partisans du Silence, l’Association Nationale des Non Travailleurs du Chapeau, le Mouvement pour une Digestion plus Humaine.


« As-tu une idée ?

_ Pas la moindre.

_ ?! Béh, tu pourrais chercher …

_ Désolé,vieux, c’est le NO ID DAY …

_ Ah, ok ok ok ! Je vois… Excuse-moi ! »

Croit-on que la terre s’arrêtera de tourner le jour où les terriens s’arrêteront de penser ? Neni ! Cela se serait déjà produit, et plutôt deux fois qu’une. Non, ce jour-là, chacun respirera mieux.

« Ce n’est pas le sommeil de la raison qui engendre les monstres, mais la raison insomniaque. » (Nietzsche)

Voici qu’en ces temps livrés à un abêtissement organisé, la possession d’un cerveau s’avère un inconvénient. Et combien plus son usage …

La voix de son maître n’est pas la voie. Notre temps de cerveau nous appartient, si nous ne sommes pas des veaux. Le jour sans idée ? Un jour comme un autre dans la politique et la publicité.

©Hervé Leitner/lepouvoirdesidees.com/ Merci à Otto Quéméré, DA

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À QUOI SERT LE CERVEAU ?

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Deux sous-marin nucléaires, un espace grand comme l’Atlantique et pourtant une collision qui frôle la catastrophe…  Nous sommes encore vivants. Et si la compétence n’était qu’une croyance produite par l’obéissance ?

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À QUOI SERT LA VÉRITÉ ?

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« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. »

Warren Buffet.

Seconde fortune mondiale (2008), gérant du premier fond de pension américain.

(Interview au « New York Times »,  26/11/06)

François Ruffin, La guerre des classes, Fayard

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À QUOI SERT LA NATURE ?

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A)  à écrire le grand roman de la science, afin de rendre moins muette cette vérité nue (que représenterait la nature).

B)  à inspirer l’admiration, l’effroi ou la paix. Soit l’art, la religion ou la contemplation.

C)  à enrichir  Yann Arthus-Bertrand.

D)  à nous permettre de nous soulager au grand air.

E)  à supporter TF1 et Nicolas Hulot.

F)   à développer le commerce en inventant les produits bio et à redécouvrir la couleur verte.

G)  à nous fournir de jolis  arrière-plans pour nos photos et de plaisants fonds pour nos écrans.

H)  à nous approvisionner en plages, pistes de ski et autres jardins, pour nos vacances et week-ends.

I)  à imaginer le concept de   » culture « pour démontrer que l’homme, c’est quand même autre chose qu’un animal.

J) à tout excuser sous prétexte de   » naturel « :  les naturistes, par exemple.

K )  à mesurer les dégâts de la société industrielle et à envisager une grande mutation, s’il n’est pas trop tard. La terre fut naguère le lieu du spectacle d’une certaine splendeur. Elle est devenue le théâtre d’une désolation certaine.

L) à méditer sur le fait que les yeux qui virent la « Création », ne voyaient pas la même chose que ceux qui voient un « environnement ».

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Copyright © Hervé Leitner, concepteur-rédacteur publicitaire
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